Vidéo. Des sculptures à fondre dans les paysages du causse Méjean

François Boulot ouvre ici les portes des différents lieux de dépôt et de création de son atelier de sculpture au sein de sa ferme caussenarde de Rouveret. Un lieu surprenant et déclinable, où se mélangent nids d’oiseaux, autoportraits, colliers d’os de moutons ou encore créations suspendues. Peu enclin à se raconter de manière détaillée, le sculpteur de 75 ans évoque ici pourtant quelques éléments de son parcours et de sa démarche artistique tout en levant le voile sur ses créations et aspirations du moment.

Vidéo LD/Cyprien Rome, février 2022
Un causse Méjean revisité par ses matériaux

De son passage par les Beaux arts de Montpellier à son quotidien sur le causse Méjean, tout semble en effet ramener François Boulot à son lien voire son adéquation avec la nature. Depuis un quart de siècle, le sculpteur lozérien ramasse ses matières premières dans son environnement pour les retravailler d’abord puis les disséminer ensuite aux quatre coins du causse Méjean. Comme par exemple Le poids de la solitude, une installation particulière composée par une pierre massive suspendue au sein d’une cavité peu évidente à dénicher sur les hauteurs de La Malène. Car le sens de la démarche de François Boulot consiste davantage à fondre ses créations dans un décor naturel qu’à les rendre visibles au plus grand nombre. Entre art brut et land art, humilité et contemplation.

Cyprien Rome

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