Une auberge lozérienne essentielle face à la crise sanitaire

A la tête de l’auberge du col de Montmirat avec sa compagne Christine Roulet au coeur du parc national des Cévennes, Jean-Patrick Bonaldi, 58 ans, a conscience de jouer un rôle stratégique inattendu à l’aune de la crise sanitaire. « Pour les ouvriers qui travaillent dans les bois, on a toujours fait des menus à emporter », précise le restaurateur dans un sourire.

Jean-Patrick Bonaldi gère l’Auberge du col de Montmirat avec sa compagne au coeur du parc national des Cévennes, Photo LD/Cyprien Rome

« On vit bien le contexte actuel, car on a toujours fait des menus à emporter, aussi bien chauds que froids. La crise sanitaire n’a donc pas trop changé nos habitudes, à part les apéros qu’on ne peut plus faire. (Paradoxalement) On travaille très bien, peut-être même légèrement mieux que si on était ouvert au public. »

55 repas emportés chaque midi en semaine

Durant la semaine, chaque midi le couple lozérien prépare 55 repas en moyenne qu’il distribue entre 6h30 et midi. « Dès 6h30, note Jean-Patrick Bonaldi, il y a déjà du monde pour prendre son panier repas… Le week-end, c’est différent, on effectue surtout des livraisons le soir » pour une demande moins forte. Sa clientèle : « les ouvriers du coin, les entreprises locales. On espère rouvrir le plus tôt possible pour retrouver enfin de la convivialité avec eux. C’est ce qui nous manque clairement le plus à ma femme et moi, avec l’ambiance des apéros. Et puis de pouvoir de nouveau servir des cafés correctement à table. »

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