Ses voisins les braqueurs

La petite Mia, enlevée en début de semaine par trois hommes présentés comme inquiétants et survivalistes, a été retrouvée saine et sauve ce dimanche matin dans un squat avec sa mère en Suisse. Ce dénouement stupéfiant, étrangement, me remet en mémoire un témoignage de ma grande tante Hermine. En Corrèze, ça pourrait être ailleurs.

Drigas
Drigas. Photo d’illustration LD/Cyprien Rome

A l’aube de ses 80 printemps, à la fin des années 80, veuve, Hermine vit au Peyroulet, qu’on prononce avec trois Y, R roulé si possible et T muet. Un lieu-dit typiquement caussenard, où les habitations sont rares, où Hermine est en bons termes avec tout le monde et ce depuis toujours. Ses nouveaux voisins sont chaleureux, n’hésitent notamment pas à l’emmener en ville si elle en éprouve le besoin.

« Ils auraient pu me découper dans ma cuisine »

Du jour au lendemain, elle ne les voit plus, n’a plus de leurs nouvelles. Elle apprend des semaines plus tard que ceux-ci ont été arrêtés, car ils commettaient des braquages dans le sud-ouest de la France. Je me souviens parfaitement, trente ans plus tard, de sa réflexion accompagnée d’une expression dans un regard que je ne lui connaissais pas : « Tu te rends compte, ils auraient pu me découper dans ma cuisine ».

Cyprien Rome

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