Faune. Un faux air de Lozère à Tchernobyl

La Lozère possède un point commun avec la région de Tchernobyl : le cheval de Przewalski et peut être prochainement un second : le bison d’Europe.

Du côté d’Hures-la-Parade en Lozère

210 chevaux de Przewalski dans la région de Tchernobyl

Car 35 ans après l’accident nucléaire de Tchernobyl, et en dépit des risques liés à la radioactivité, une partie du monde animal (lynx, élans, pygargues à queue blanche ou encore ours) y a depuis repris ses droits. 31 des derniers équidés sauvages ont en effet été réintroduits en 1998 à proximité de Tchernobyl avec succès, puisque 150 vivent à ce jour dans sa partie ukrainienne et une soixantaine côté Bélarus. L’espèce, longtemps donnée disparue puis menacée d’extinction, compterait aujourd’hui près de 2 700 individus à travers le monde.

Chevaux de Przewalski sur le causse Méjean

« Une source d’inspiration au-delà de la catastrophe provoquée par l’homme »

En début de semaine, l’AFP a publié une vidéo étonnante via le lien https://urlz.fr/fyf8 donnant à voir les chevaux dans ce lieu impropre à la vie humaine mais visiblement pas au sauvage. L’expérience est qualifiée de « radio-écologique » par les scientifiques à l’origine de cette improbable réintroduction dans la région de Tchernobyl… Avec l’espoir de voir s’y développer de 300 à 500 de ces grands consommateurs d’herbes, garants de la préservation de la biodiversité, selon leurs estimations. Pour les scientifiques, l’adaptation réussie, bien que plutôt inattendue, de l’équidé constitue une source d’inspiration au-delà de la catastrophe provoquée par l’homme à Tchernobyl.

Le dernier cheval sauvage est observable en Lozère

Une expérience déclinable à d’autres espèces menacées

« Paradoxalement, c’est une fenêtre d’opportunité unique pour la préservation de la biodiversité », explique notamment le responsable de la réserve naturelle du site dans les colonnes du magazine National Géographic. Les résultats de l’expérience menée avec le cheval de Przewalski sur deux décennies permettent aujourd’hui d’envisager de l’étendre à d’autres espèces menacées, dont le bison d’Europe. Celui-ci est également présent en Lozère avec un parc qui leur est dédié du côté de Sainte-Eulalie depuis 1991. Quant au cheval de Przewalski, c’est du côté d’Hures-la-Parade, sur le causse Méjean, qu’ils coulent des jours sereins dépourvus de radioactivité depuis 1993 en Lozère.

Texte et Photos Cyprien Rome

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